mardi 6 décembre 2011

Du désert au pays des Hobbits, en passant par la forêt de kauris géants...

Après presque 2 heures de route depuis Mangonui (et ce fût la route la plus droite qu'on ai pu prendre pour le moment, malgré le vent qui nous faisait rouler à droite), nous sommes arrivés à Cape Reinga, et je corrige ce que j'ai pu dire avant, c'est le point le plus au nord ACCESSIBLE EN VOITURE de la Nouvelle-Zélande. Ça a été l'occasion de prendre une petit bain de foule, car évidemment, on était pas les seuls à avoir eu cette idée ce jour-là. Mais ça n'enlève rien au fait que c'est franchement beau, Cape Reinga, du moins quand on arrive à ouvrir les yeux sans pleurer, ou qu'on a pas les cheveux dans la figure (oui, on avait un peu peur de s'envoler). Même les mouettes étaient obligées de marcher en pas chassés tellement ça soufflait fort.
Si vous avez bien suivi, Cape Reinga c'est aussi l'endroit où la mer de Tasman et l'océan Pacifique se rencontrent. Je m'attendais un peu à un genre de chaos maritime, avec des vagues qui s'écrasent les unes contre les autres à la verticale en formant un mur d'eau au beau milieu de l'océan, mais non, rien d'anormal.

(Une photo de nous pour ceux qui en réclamait ! )


Selon la croyance Maorie, c'est à cet endroit que les âmes des défunts s'envolent vers l'au-delà. C'est d'ailleurs le lieu spirituel le plus important.
Comme vous pouvez le voir, il y a un phare sur la falaise, ce qui en fait la première lumière que voient les marins en arrivant du Pacifique Nord (logique). Il y a aussi un panneau multi-directionnel, qui doit être encore plus photographié que le phare lui-même. Sauf que Paris n'étant pas indiqué (on est appréciés par ici !), on a pas pu taper la pose en montrant la direction de notre maison.


Quand les cars de touristes ont commencé à remplir le parking, nous avons mis le cap vers les Te Paki Giant Sand Dunes. Explications : en roulant tranquillement parmi les collines verdoyantes et moutonnantes, d'un coup, on aperçoit au milieu de tout ça des dizaines d'immenses dunes de sable, comme en plein désert... C'est très déroutant, je vous assure ! Un arrêt s'est donc imposé. Comme il y a des touristes partout, il y a des gens qui trouvent des moyens de se faire du fric partout : il est possible de louer des body-boards ou des luges à 15$ de l'heure pour "dévaler" les pentes ensablées. Sauf que pour monter une dune, avec le vent et le fait que nos pieds s'enfoncent à chaque pas (pire que la neige), ça doit juste laisser le temps de faire une descente...Il n'y a pas écrit "pigeons" sur nos têtes, donc on a juste profité du spectacle en regardant un groupe d'allemands faire semblant de trop s'amuser en descendant une pente à 2 à l'heure. Quant à nous, on s'est crus dans le Sahara, seuls et sans rien à boire (et c'était le cas), et on a décidé de monter au sommet de la dune la plus haute, pensant avoir une super vue sur l'océan...Résultat : encore plus de dunes, à perte de vue.



On a réussi à retrouver Jason, malgré la tempête de sable (je mets dans l'ambiance), et on s'est dirigés vers la fameuse Ninety Miles Beach, une plage tellement longue que tu peux rouler en voiture dessus parce que c'est plus pratique que de passer par la route, et où c'est limité à 100 km/h. Donc pas franchement l'idéal pour se poser faire un pique-nique en famille... Mais apparemment, c'est l'une des meilleures pour le surf. C'était l'occasion en tout cas pour Jason d'aller, lui aussi, à la plage (il est pas 4x4 mais c'est tout comme) et de prendre la pause. On a vu un petit requin (je ne suis pas connaisseuse en espèces de requin) mort et plein de sang en train de se faire bouffer par des mouches (on partage tout avec vous, on est comme ça), ce qui veut dire que quelque part dans ces vagues, il doit y avoir ses parents et ses copains, et ça, ça donne pas envie de se baigner.

Puis nous avons refait la route en sens inverse, avec une pause pour la nuit à Kataia. On se rend compte avec effroi qu'on traverse tellement de villes et de patelins qu'à force, on ne sait même plus quels sont leurs noms...Le lendemain, nous avons longé Hokianga Harbour, l'un des ports naturels les plus grands de l'île du Nord, avant de traverser Waipoua Forest, une forêt de 14 km remplie de kauris géants, entre autres (qui sont des arbres très anciens). On a d'ailleurs vu le plus grand kauri au monde, Tane Mahuta, Dieu de la forêt : 51 mètres de hauteur, 13,77 mètres de circonférence, vieux de 1 200 ans au moins. Une fois de plus, on était pas seuls, on est arrivés sur place en même temps qu'un car de 3ème âge...

Halte nocturne à Dargaville, capitale de la kumara, une patate douce maorie qu'ils cuisinent à toutes les sauces, et qui n'est franchement pas mauvaise, avant de prendre la route pendant toute la journée de samedi, repasser par Auckland (enfin, par la motorway à côté), et s'arrêter à Hamilton, 4ème ville du pays. On a dormi dans un quartier résidentiel ultra-chic au bord d'un lac, ce qui ne nous a pas empêché de nous faire réveiller à 2h30 du matin par un mec qui cherchait sa pote et qui pensait qu'elle était dans notre van. Quel abruti.
Dimanche, jour de pluie (mais quand on ne travaille pas le lendemain, on s'en fout), et visite des célèbres Hamilton Gardens, un parc de 58 hectares de jardins à thème : on a pu voyager du Japon à l'Angleterre, en passant par la Chine, l'Italie et l'Inde... Son en a vite eu marre de marcher sous la pluie, j'ai donc fini la visite toute seule, en me retenant de prendre chaque fleur en mode macro.



Après un passage au musée, on avait faim, et ce qu'il y a de bien en NZ, c'est que tu peux manger un lunch à n'importe quelle heure, car les restos ne ferment pas l'après-midi. Après avoir bavé devant une carte de lunchs à 12 $, on entre dans un resto, et là on nous demande nos passeports, car le restaurant faisant aussi bar, il faut avoir plus de 18 ans pour n'y serait-ce que mettre les pieds. Son est allé chercher son permis international : pas accepté comme preuve. Il retourne prendre sa carte d'identité : ça ira pour cette fois, mais "normalement on n'accepte que les passeports". La serveuse s'excuse comme elle peut en nous expliquant que le week-end, il y a des flics en civil qui surveillent tous les bars. Ok, mais tout ce qu'on demande, c'est une pizza, un wrap au poulet et 2 verres d'eau ! C'est peu dire que la loi concernant l'alcool est sévère !
Le soir, nous sommes allés à Cambridge, une petite ville qui, comme son nom l'indique, est très brittish. D'ailleurs, on a honoré la tradition en allant dans le pub local, fin de dimanche pluvieux oblige (mais on était tellement blasés par le contrôle d'identité quelques heures plus tôt qu'on s'en est tenus à un soda chacun). Lundi, visite du musée de Cambridge (deux en deux jours, c'est parce que c'est gratuit), et nous avons mis le cap vers Tirau, une petite bourgade au milieu de la campagne (comprendre : une rue principale avec quelques commerces), mais qui possède le point info de plus stylé de toute l'île du nord, je pense. En arrivant dans la ville, on tombe directement sur ce chien de berger géant en tôle ondulé, avec un berger et un mouton à côté, dans lequel se trouve d'ailleurs un magasin de miels délicieux.

Il faut savoir qu'en Nouvelle-Zélande, on trouve l'un des miels les plus chers au monde, qui non seulement est super bon, mais qui en plus a le pouvoir de faire disparaitre les pires cicatrices, nous informe-t-on. J'ai essayé de convaincre Son de s'en recouvrir, en vain. Et il faut savoir aussi que la Nouvelle-Zélande est, après les US, le pays où l'on mange le plus de glace. Et elles sont EXCELLENTES, surtout celle qu'on a pu goûter dans ce magasin...Le parfum le plus répandu ici, c'est le Hokey Pokey, une glace vanille avec des morceaux de caramel croustillant et fondant au milieu. Malheureusement, ça n'existe que par ici. Ça va me manquer quand on sera rentrés en France !

Pour terminer, hier nous étions à Matamata, également connue sous le nom de Hobbiton, car c'est dans les prairies aux alentours que Peter Jackson a reproduit le village des Hobbits. Mais bien sûr, pour y accéder, il faut payer 64 dollars chacun, donc 75 euros à deux...Ramené en nombres de nuits au campings, ça fait réfléchir...Surtout que les maisons de hobbits sont "nues", sans leur habillage digital...Donc on a préféré prendre le car de touristes en filature depuis le point info (avant de se rendre compte au bout de 5 minutes de route qu'il y a aussi des panneaux qui indiquent où se trouve le lieu de tournage, nous qui pensions que c'était un endroit dont on te révélait la localisation seulement après avoir payé) , mais bien sûr, le car a ensuite disparu dans des champs fermés de barrières... On a quand même continué la route dans les collines environnantes, qui faisaient aussi très "Comté", mais on n'a pas vu de Frodon ni de Gandalf...

Sinon, on a quand même tenté de faire du wwoofing, en envoyant depuis plus d'une semaine des mails à droite et à gauche dans les endroits où les hôtes avaient l'air sympas et les tâches pas trop galère, mais on a eu que des réponses négatives...Visiblement, il faut s'y prendre deux mois à l'avance pour faire du wwoofing en été...Tant pis, on continuera à ne pas travailler pour le moment !

Aujourd'hui, on part pour la péninsule du Coromandel, et on espère qu'on pourra enfin se baigner, parce qu'il commence à faire bien chaud par ici ! Comme on ne peut pas camper à la sauvage dans cette région, ça sera "motorcamp" , donc le prochain article dans sûrement peu de temps.

mercredi 30 novembre 2011

Bay Of Islands & Far North

Comme je vous l'avais expliqué à la fin du dernier épisode, nous étions à Paihia, petite ville ultra touristique au coeur de la Bay Of Islands.
Dimanche, nous sommes donc allés au "centre-ville" histoire de visiter un peu. 2 paquebots de croisière faisaient escale pour la journée, et toutes les rues étaient donc remplies de personnes du troisième âge en bonne santé financière. Un vrai spectacle. Enfin, c'est ce qu'on se disait jusqu'à ce que l'on découvre qu'en fait, c'était nous l'attraction pour tous ces vieux. Parce qu'on était les seuls backpackers de toute la ville, et tout le monde trouvait ça follement exotique que l'on soit en NZ pour 1 an ("1 an ? Ah ben en effet, vous avez encore le temps ! Et vous venez d'où ? Et vous allez où après ? " ) et surtout que l'on vive dans un VAN ! (" Et vous dormez dedans et tout ? Ah ben c'est vraiment bien ça ! Ma femme et moi on a passé 5 semaines en NZ, on a fait le tour en voiture et on s'arrêtait dans les motels" Ce à quoi j'avais envie de répondre "Ah ben forcément, on irait dans les môtels aussi si on était riches ! " ). Mais en tout cas, ils étaient tous vraiment sympas, et je crois que la plupart nous enviait. Eux, il se faisaient chier à fréquenter les mêmes personnes sur le même bateau pendant plusieurs semaines, avec des pauses de quelques heures dans des villes à droite à gauche...
Bon, on est aussi tombés sur un nationaliste névrosé qui nous a dit que le fait qu'on rince nos assiettes dans le caniveau, ça faisait désordre et que ça donnait une mauvaise image de la ville... Encore un jaloux, mais version con !

Il faut savoir que la Bay Of Islands, avec ses 144 îles, est le paradis du plongeur, pêcheur et de toutes celles qui veulent réaliser leur rêve de petite fille de nager avec les dauphins. On s'est dit qu'on y serait peut-être qu'une fois dans notre vie, alors pourquoi ne pas profiter d'un des milliers d'opérateurs qui proposent des virées dans la baie, pour voir une partie des îles et, si on a de la chance, des Flipper. "Et si on ne voit pas de dauphins, ça se passe comment ? " m'enquérais-je. Ce à quoi on me répond que si on ne voit pas de dauphin, on aura une autre virée gratuite, puis une autre, puis une autre...Jusqu'à ce qu'on en voit enfin. Fair enough. On craignait quand même un peu qu'ils balancent un dauphin gonflable au milieu de l'océan pour pas qu'on râle, mais non. La "croisière" a duré 4 heures, on a donc pu voir pas mal d'îles au relief étonnant, criques, plages de rêves, et des centaines de chanceux dans leur voilier au milieu de tout ça. Un jour, on en aura un (et on vous invitera bien sûr).




Nous sommes passés au travers du célèbre "Hole in the Rock", qui apparemment est l'attraction de la baie, et où on a pu voir des milliers (et là je n'exagère pas) de poissons.


On a également fait escale sur Urupukapuka Island, et je vous assure que même le capitaine du bateau avait l'air ridicule en disant son nom. Du sommet de la petite colline de l'île, on a eu une vue magnifique sur la baie, une petite plage et même des moutons (mais qui les a amenés ici ?).

Et sur la route (enfin les vagues...quel est le terme approprié quand on est en bateau ? ) du retour vers Paihia, yahou ! des dauphins ont bien voulu pointer le bout de leurs nageoires. Mais rien de plus. Ils étaient des dizaines, et on s'attendait à un festival de sauts en l'air, battements de queues et autre couinements dont eux seuls ont le secret, mais que dalle. Ils étaient trop occupés à s'accoupler devant nous. Quelle bande d'exhibitionnistes. Car maintenant on le sait, les dauphins passent 20 % de leur temps à manger, 20 % à dormir, et le reste du temps à faire des dauphinois (pardon, c'est nul). Tout ça pour dire que désolés, on a pas de photos de sauts croisés avec coucher de soleil en fond (surtout qu'il était 17 heures) que vous auriez pu nous piquer pour en faire votre fond d'écran...Oui, nous aussi ça nous attriste vraiment.

Du coup, pas de croisière gratuite pour nous ! En même temps tant mieux, étant donné qu'on bougeait le soir même pour aller à Kerikeri (rien à voir avec le fromage des gastronomes en culottes courtes).

On est restés 2 jours à Kerikeri, petite ville quand même plus grande que Paihia, mais comme partout, après 17 heures, il n'y a plus rien à faire et les rues sont vides. On se croirait un peu dans 28 jours plus tard (oui ok, j'arrête les comparaisons à des films d'horreur parce qu'après vous allez avoir une mauvaise image de ce merveilleux pays). On a surtout profité du wifi gratuit de la bibliothèque, et du supermarché pour se réapprovisionner. Pour ceux que ça intéresse, on se nourrit essentiellement de nouilles, soupes en poudre, riz, pâtes, petits pois en boîte et tomates-maïs. Et là, vous vous dites "comme j'ai de la chance d'être en France finalement " ! Faut voir les choses du bon côté !
Bon et puis on a fait notre sortie culturelle et historique pour aller voir deux des trois plus vieux bâtiments du pays, Stone House et Mission House. Le premier est à présent un magasin ultra touristique où le moindre magnet coûte 10 dollars, le second ne se visite qu'en payant, donc on s'est contentés du jardin, très joli aussi.

On a ensuite continué vers Matauri Bay. Après une trentaine de kilomètres, au détour d'un virage, un panorama totalement amazing de la baie et l'archipel de Cavalli Islands. La plage...bon, je ne vais pas me répéter sur les plages. Encore une superbe plage.



Pour finir, aujourd'hui nous avons fait un arrêt à Mangonui, où se trouve le "World Famous Mangonui Fish & Chips Shop". Ceux qui me connaissent savent que je n'aime rien de tout ce qui vit sous l'eau, eh ben là je peux vous dire que leur fish & chips, je pourrais en manger tous les jours et à chaque repas, si je n'avais pas peur de finir obèse avec le coeur noyé dans la graisse.


On va passer la nuit dans un camping pourri et répugnant pour lequel on a payé 18 $ chacun (merci le guide des Frogs ! on vous retient ! heureusement qu'on squatte leur internet et qu'on a eu droit à notre premier coucher de soleil) dans un patelin répondant au sobriquet de Hihi. Ce qui nous amène à cette conclusion : le Hihi motorcamp (camping version NZ), c'est une grosse blague.
Demain, nous prenons la route pour Cape Reinga, qui est rappelez vous le point le plus au nord de tout le pays. On fera l'aller-retour dans la journée, et on redescendra donc par la côte ouest. La suite du programme n'est pas encore bien définie...


N'oubliez pas de nous suivre sur la carte ! Son s'est même donné la peine de tracer notre petite excursion en bateau !


samedi 26 novembre 2011

The journey continues...

Et vive les campings avec le wifi !

Depuis le dernier article, nous avons visité Whangarei par un jour de pluie (enfin, ici, qui dit "jour de pluie" dit "il pleut le matin, et t'as trop chaud l'aprem" ). Ce qui veut dire qu'après, nous sommes allés à Ocean Beach, une superbe plage à Whangarei Heads, pas loin de Whangarei. Pour la première fois, il faisait vraiment CHAUD. Genre maillot de bain et tout. Sauf que l'eau de l'océan est toujours trop froide pour s'y baigner, donc en gros tu crames mais tu peux pas te rafraîchir...
Vous commencez à connaître le refrain des plages par ici : immense, sable fin, personne.
Mais le point négatif fût le sable qui me brûla les pieds, littéralement. J'ai cru qu'on allait devoir m'amputer une fois arrivée au parking. Franchement, le sable brûlant c'est un réel problème.



Après quoi nous sommes allés nous perdre dans un hameau de Maoris, où nous avons passé la nuit au bord de la route, à côté d'un troupeau de vaches qui ont eu la bonne idée de toutes venir nous espionner une fois la nuit tombée. Trop rassurant.
La Nouvelle-Zélande a beau avoir 4 500 000 habitants (j'arrondis hein), on peut parcourir des kilomètres de route non goudronnée avec un virage toutes les deux secondes, on trouvera quand même une boîte aux lettres au bord de la route au milieu de nulle part. Et on se dit qu'il y en a qui n'ont pas peur de l'isolement. D'ailleurs, des fois ça fait un peu Amérique profonde, enfin de ce qu'on peut en voir dans les films (d'horreur surtout, tous ceux qui ont vu la Colline a des Yeux sauront de quoi je parle). Par exemple, on a traversé un village avec des maisons (toujours les fameuses maisons en un morceau qui sont livrées telles quelles sur des gros camions) à moitié défoncées, limite y a plus de fenêtre, un vélo rouillé dans le jardin, et une supérette où tout le monde te regarde bizarre, avec de la poussière partout... Rajoutez à ça des gros 4x4 pick-up qui valent 6 fois la maison, et vous avez le tableau. On a même vu une clotûre autour d'une propriété où c'était écrit que si on passait par dessus la barrière, on se ferait tirer dessus. Mais ne faisons pas de généralités hein ! Dès qu'il y a un peu plus de civilisation, les gens sont super cools !

Ensuite, nous sommes passés par Ngunguru avant de s'arrêter à Tutukaka (ne me demandez pas comment tout ça se prononce, en tout cas ça nous fait bien rire). Tutukaka, c'est super mignon, et comme plein de bourgades du bord de l'océan, il y a surtout des pêcheurs. Le lendemain, nous sommes allés à Matapouri (...) où se trouve l'une des plus belles plages de la Nouvelle-Zélande (en même temps, à en croire les brochures, chaque patelin a la plus belle plage du pays). Mais il faut avouer que Whale Bay, c'est son nom, est particulièrement magnifique. Une eau vraiment cristalline, et toujours personne.






Sur la route pour Russell, nous avons fait une halte dans une galerie d'art-café située chez des gens, c'est-à-dire une immense maison avec jardin trop stylé et coin café avec une vue magnifique sur Helena Bay. Cerise sur le gâteau : des spécialités allemandes à déguster. Un apfelstrudel en NZ, qui l'eût cru ?! Super bon en tout cas, surtout avec un cadre pareil !


Quant à Russell, c'est un petit village tranquille et assez touristique, car il a été la toute première capitale du pays, en 18.. quelque chose. Plusieurs guerres entre Maoris et colons ont eu lieu là-bas, ce qui en a fait pendant longtemps un village "maudit". J'ai bien retenu ce qui est écrit dans le guide.


Enfin, après avoir dormi au milieu de vignobles la nuit dernière, nous sommes arrivés à Paihia, en passant tout de même par Kawakawa (ou Cafécafé, mouarf), car c'est là-bas que se trouvent les toilettes publiques les plus connues au monde : Hundertwasser Toilets. Je n'invente rien, si vous tapez "toilettes publiques connues" dans Google, vous tomberez sur ça : http://www.ecoloinfo.com/2009/11/25/les-toilettes-les-plus-celebres-du-monde/ .
Ça valait bien 27 kilomètres de route pleine de graviers et de trous.


Pour le moment, on a pas bien visité Paihia, on a juste vu qu'il y a 1 hôtel tous les 20 mètres, mais on en verra plus demain. Mais nous sommes à présent dans la fameuse Bay Of Islands, destination la plus touristique de NZ, grâce à ses plages, son eau turquoise et ses nombreuses îles. Tapez aussi Bay Of Islands dans Google Images, si vous voulez avoir les boules.
C'est aussi le lieu de naissance de la nation comme ils disent ici, car c'est le premier lieu a avoir été colonisé par des Européens.

La leçon d'histoire de ce soir s'achève ici !

Et pour tous ceux qui ont lu l'article jusqu'au bout, voici le lien vers mon Flickr, comme promis. Je tiens à préciser que mes photos de sont pas classées, tout est mélangé, et il y en a même des floues et des inutiles.
Mais la connexion ultra lente du camping ne me laisse pas le choix. Son en fait des plus belles, mais moi j'en fais plus. Comme ça, vous avez de quoi faire : http://www.flickr.com/photos/70229327@N05/