mercredi 11 avril 2012

On the road again !


Voilà une semaine que nous avons repris la route afin de visiter la merveilleuse île du Sud... Et je peux vous dire qu'on en a vu des paysages magnifiques ! On s'en est pris plein les yeux, et ça continue ! 

Mais tout d'abord, une petite photo de Picton et des Marlborough Sounds, car j'ai été mauvaise langue dans le dernier article en disant qu'on avait fait tout ce qu'il y avait à faire à Picton...On avait pas encore grimpé sur la colline au-dessus de la ville, et comme vous pouvez le voir, ça aurait été dommage de louper ça :


Donc, après un mois en tout passé à Tombstone Backpackers, il était temps de dire au revoir à nos merveilleux hôtes-patrons Lynne et Gordon, à nos "collègues" Allemandes beaucoup moins merveilleuses (overdose d'Allemands, no comment), et à notre petit confort pour retourner vivre dans Jason (mais qui est quand même confo hein, attention). Sauf que contrairement à notre première partie de road trip, on est plus en été, on a changé d'heure (10 heures de différence avec la France au passage), ce qui fait que la nuit tombe à 18h, donc on mange à 17h30, on dort à 21h (ça ne m'était pas arrivé depuis 10 ans), on se réveille à 7h et il fait parfois frisquet dans le van le matin. Même si jusqu'à hier, on a toujours eu beau temps. On peut dire que c'est un peu moins fun de vivre dans le van, mais étant donné qu'on se réveille tous les matins dans un endroit différent, avec vue sur l'océan si on veut, on ne va pas se plaindre.

Photo de départ
On a décidé de commencer la visite par la pointe nord-ouest, avec le superbe parc national Abel Tasman, la sublime Golden Bay et l'époustouflant Cape Farewell et son "bec" de sable (je n'exagère rien). Je suis sympa, je vous mets une petite carte pour que vous suiviez comme il faut (pour ceux qui ont la flemme d'aller sur la carte dans l'onglet "Notre Parcours". Je vous mâche le travail). Picton est en bas à droite, et on est allés jusqu'à après Puponga en haut à gauche.


Déjà, en quittant Picton, on a traversé les Marlbourough Sounds, la route était plutôt rock'n'roll à base de nombreux virages en épingle et de montées et descentes. Autant dire que mon petit déjeuner à failli faire le chemin inverse. Mais c'était bien beau, sauf qu'il faisait tout gris, donc pas de photos à l'appui. Ah oui, j'en profite pour dire tout de suite que depuis une semaine, TOUS les paysages sont magnifiques, mais que parfois en photo ça ne rend rien (surtout quand c'est des chaînes de montagne éloignées), ou alors on ne peut pas s'arrêter pour en prendre (sinon on irait pas bien vite, croyez moi). Tout ça pour dire que les photos dans cet article ne reflète qu'1/50ème de la beauté de ce qu'on a pu voir. Vous avez qu'à venir si vous voulez en voir plus.
Anyway. On a donc commencé par aller tout en haut, à côté de Puponga, dans un endroit appelé "Cape Farewell", afin de voir un coucher de soleil digne de ce nom. On a fait une petite marche jusqu'à un genre de phare, avec d'un côté vue sur l'océan, les falaises avec les moutons qui broutent au sommet, et le soleil qui se couche (of course); de l'autre côté, la pointe de 35km de sable appelée Farewell Spit (qui ressemble à un bec de kiwi (l'oiseau) selon les Kiwis (les habitants), et quand on regarde sur la carte on se dit qu'ils n'ont pas tord). C'était juste à couper le souffle, et je pense qu'en plein jour ça doit pas être dégueu non plus comme vue.

Côté Farewell Spit
Le bec de sable (et nous)
Côté coucher de soleil

Le lendemain, traversée de la Golden Bay et de ses paysages très montagneux et tout aussi sublimes, avec un arrêt petit-dej à Takaka, une bourgade de hippies (pour de vrai, peuplée de gens voulant fuir le rythme métro-boulot-dodo, autant vous dire que c'est haut en couleurs). C'est là aussi qu'on se rend compte qu'on est de nouveau entourés de Français et non plus d'Allemands, on en a d'ailleurs tiré une conclusion tout à fait juste je pense : les Allemands voyagent en stop et en bus et dorment tous les soirs dans les backpackers (riches et pas très funkys), tandis que les Français voyagent tous en van et squattent un peu partout tant qu'il n'y a pas de signe "No camping", et encore (sens de l'aventure, envie d'en voir un maximum).


Traversée de la Golden Bay donc, direction : Abel Tasman, un des 14 parcs nationaux du pays (et aussi le plus petit). Sa particularité : de nombreuses baies et plages de sable à la couleur dorée, avec une eau très claire. L'activité principale est le kayak, mais pour 1/2 journée (donc 3 coups de pagaie jusqu'à une seule plage), il faut débourser 70 euros par personne. Merci, mais non merci. On a pris l'option "flemmards", mais surtout l'option qui nous permettait de voir toute la côte Est du parc : 3 heures de bateau, moitié moins cher que le kayak, et deux fois moins fatiguant. Voici quelques photos qu'on a pu faire pendant nos arrêts :

Split Apple Rock


La mer étant plus qu'agitée et le conducteur du bateau étant plus que sûr de lui et voulant respecter les délais, on a fait des sauts de 5 mètres au-dessus des vagues, et à chaque fois que l'on retouchait l'eau j'avais l'impression que le bateau allait se désintégrer sous nos pieds. Mais c'était fun ! On a même vu des familles d'otaries et un blue penguin en train de faire la brasse tranquillement.

Une fois de retour sur la terre ferme, on a repris la route pour une visite express de Nelson, où se trouve la plus ancienne rue de Nouvelle-Zélande, dans laquelle les bâtiments ont été préservés et rénovés. Je n'ose pas imaginer le prix du loyer, mais c'est tout à fait charmant.



Ensuite, on a tracé en direction de la côte est, à Blenheim, qui se trouve à 30km au sud de Picton. Là encore, la route nous a offert des scènes grandioses, avec notamment un coucher de soleil n'éclairant que les reliefs au-dessus des champs de vignes…Si on avait eu le temps et si on avait trouvé l'endroit idéal (sûrement un hélicoptère), on aurait fait des photos de malade…Mais celle-là, c'est tout ce qu'on a pu avoir :


Pour le moment, on a vu beaucoup de collines et de montagnes avec pour seule végétation des hautes herbes jaunies au soleil et balayées par le vent, ça a l'air tout doux, on a envie d'aller se rouler dedans. Mais surtout, ça donne un côté très "désertique", tout à fait différent des collines verdoyantes de l'île du Nord. Par contre, il y a toujours autant de moutons (forcément, vu qu'ils sont dix fois plus nombreux que les habitants. Ce n'est pas une façon de parler, c'est un fait. 4,5 millions de Néo-Zélandais, plus de 40 millions de moutons).
On voulait juste rester une nuit à Blenheim et prendre la route le lendemain matin pour Kaikoura, plus au sud, mais Jason en a décidé autrement… Je vous imagine déjà en train de vous dire "Oh non, qu'est ce qu'il s'est passé cette fois-ci ?!" Je vous le dit tout de suite : plus de peur que de mal. Disons que depuis qu'on a changé l'alternateur , on a eu quelques soucis avec la batterie, chose qui ne devait justement plus arriver, n'est-ce pas. On est allés faire tester la batterie, j'étais prête à crier au scandale pour qu'on nous la change (on l'a achetée en même temps que le van), mais on nous a assuré qu'elle allait très bien. Sauf qu'une fois à Blenheim, Jason a montré de sérieux signes de fatigue, jusqu'à ce fameux matin où tout s'est arrêté, comme s'il n'y avait plus de batterie, alors que le voyant dessus était vert. Heureusement, je suis allée voir un garage où le manager était franchement cool, il est venu avec son jump starter pour qu'on puisse rouler jusqu'au garage, et ils ont réussi à s'en occuper dans les heures qui ont suivi. Résultat : quand on a fait changer l'alternateur, deux fils ont été mal reconnectés, ce qui fait que la batterie n'alimentait pas bien le reste. Ouf. Tout est bien qui finit bien.
On a quand même perdu la journée à Blenheim, et on était bien contents de pouvoir reprendre la route en fin d'après-midi pour Kaikoura. Kaikoura, c'est une petite ville (comme presque toutes les villes de l'île du Sud me direz-vous) sur une péninsule, très touristique car d'une part son emplacement est pour le moins étonnant, c'est en effet le seul endroit en NZ où les montagnes (allant quand même jusqu'à plus de 2 600 mètres à cet endroit) sont à seulement quelques kilomètres de l'océan, qui en plus y est très profond (plus de 1 500 mètres). D'autre part, c'est là-bas qu'il faut aller si on veut voir de la faune maritime en veux tu en voilà, des dauphins, des otaries mais surtout des cachalots. Bien sûr, c'est un luxe (90 euros par personne pour 2h30 sur l'eau, sachant que les cachalots ne sont visibles que toutes les 45 minutes…Faites le calcul). Mais pour aller voir la colonie d'otaries, c'est gratuit ! En plus, elles ne sont vraiment pas farouches, on peut les approcher à un mètre, elles n'en perdent pas leur cool-attitude pour autant :


Je vous avait déjà dit que la vie d'otarie c'était plutôt relax…Si ce n'était pas aussi gros et intimidant, je serai allée lui mettre une bouteille de bière sous la patte-nageoire, avec un ghetto-blaster à côté, pour la photo du siècle.




A droite
A gauche
En bas
Après avoir passé deux nuits à Kaikoura, dont une sur une colline avec un superbe point de vue sur les deux côtés de la péninsule comme vous pouvez le voir, on a repris la route pour Akaroa, en dessous de Christchurch. Là encore, une route qui donne envie de regarder partout sauf la route (c'est dangereux, tant de beauté). On a été obligés de s'arrêter plusieurs fois en chemin.



Un peu d'histoire s'avère nécessaire pour vous parler d'Akaroa, le seul village aux accents francophiles du pays. En gros, comme vous le savez peut-être déjà, les Français ont eux aussi voulu coloniser la NZ aux alentours de 1830, ce qui aurait facilité les choses pour Son s'ils avaient réussi (mais ça aurait réduit ses chances de devenir amazing). Sauf que les Rosbeefs ont été plus rapides, et lorsque l'un des bateaux Français est arrivé dans la baie d'Akaroa pour s'emparer des terres, les Anglais y étaient déjà depuis une semaine. Mais il en faut plus pour décourager les Français : ils ont quand même décidé de s'y installer, et seront d'ailleurs naturalisés Anglais quelques années plus tard. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, il reste des traces de "notre" (je mets des guillemets parce que ni Son ni moi ne sommes vraiment un bon exemple d'individu Franco-Français) présence ici; Akaroa en fait même sa fierté. Des drapeaux tricolores flottent à chaque coin de rue, des rues qui ont d'ailleurs des noms français pour certaines, tout comme quelques magasins, hôtels, et surtout la boucherie  :
Lucile, celle-ci est pour toi (et pour Benoît)


La voiture parfaite
Avec un petit air de déjà-vu, on est arrivés dans le village le jour de l'escale d'un énorme bateau de croisière (le même qu'on avait vu dans la Bay of Islands, dans l'île du Nord, mais avec des passagers différents). Donc, bain de foule, surtout qu'il y avait aussi un marché aux puces, et des enchères pour le moins étonnantes, où 3 vieux debouts à l'arrière d'un pick-up vendaient tout et n'importe quoi dans le parc du village, avec la foule qui suivait la voiture. Par "tout et n'importe quoi", comprendre : des vieux matelas, des placards, des ensemble de survêtement des années 80 et même des vieux skis Rossignol tout pourris dont personne n'a voulu, même pour 5 euros les 2 paires.
En tout cas, Akaroa, bien nichée dans sa baie, c'est vraiment un petit coin de paradis, et je ne dit pas ça parce que c'est en partie français.

Le lendemain, on est remontés vers Christchurch, mais on a d'abord voulu faire un arrêt à Lyttelton (à 10km), un petit port dont je n'avais lu que du bien dans le guide et sur divers sites internet. Arrivés sur place, la première chose que l'on remarque, c'est qu'il n'y a personne dans les rues, puis on se rend compte que certaines rues sont fermées. Ensuite, on réalise que plein de bâtiments et de maisons sont à moitié écroulés. Je vais au point info, pour voir ce qu'il y a à faire par une belle journée ensoleillée, et la femme me répond d'un air désolé que depuis le tremblement de terre de février 2011 et la forte réplique de décembre dernier, tout ce qu'il y avait d'intéressant à été détruit. On a su après que l'épicentre du tremblement de terre de 2011 se situait à Lyttelton, qui pour nous a marqué le début de la désolation…
On ne s'est donc pas attardés, et on a tracé vers Christchurch, que Son appelle désormais "la ville du chaos". Cette fois, je ne me suis pas donné la peine de lire les 15 pages faisant l'éloge de Christchurch dans notre guide, car je savais que les 3/4 n'allaient plus être d'actualité. On y est allés essentiellement pour rendre visite à Alex, notre pote Haut-Savoyard rencontré dans l'île du Nord, qui vit maintenant là-bas (quelle idée). Dès l'entrée dans la ville, c'est déjà le gros bordel : plein de rues sont fermées, il faut prendre des déviations, on passe à côté d'églises à moitié détruites, avec le clocher à part, ou des immeubles aux façades écroulés, ou juste des terrains vagues où tout a déjà été rasé. En allant visiter ce qu'il reste du centre de la ville, on a l'impression d'être dans un de ces films du genre I am legend, c'est-à-dire où on est seuls dans une ville abandonnée. Le fait que l'on était le week-end de Pâques et qu'il n'y avait VRAIMENT personne y était aussi pour quelque chose… C'est étrange, on dirait que certains commerces ont été désertés d'une seconde à l'autre, ce qui a sûrement été le cas, mais ce que je veux dire c'est qu'il reste encore les menus du jour sur les ardoises dans les cafés, certains magasins ne sont pas totalement vides…Et les quelques personnes que l'on croise dans la rue parlent toutes de la même chose, on les entend dire "Imagine si quelqu'un arrive ici et ne sait pas qu'i y a eu un tremblement de terre, qu'est-ce qu'il se dirait ? " Ça fait plus d'un an, mais on a l'impression que c'était hier tellement c'est encore sur toutes les bouches (même si je pense bien que ceux qui en parlent sont les touristes qui viennent d'arriver dans la ville). Au centre-ville, où se trouvait la plupart des choses à visiter, comme la cathédrale, se trouve maintenant un quartier, Re-Start, preuve de l'inventivité des Kiwis. Une trentaine de magasins sont installés dans des containers aux couleurs funkys et bien aménagés. C'est aussi là que se trouve la population.





La cité des Art, encore fermée


On est juste restés deux nuits à Christchurch, parce qu'il faut avouer que c'est plutôt blasant quand on est juste de passage…Mais j'imagine bien qu'avant, ça devait être une ville vraiment belle et agréable à vivre…

Hier matin, on a traversé l'île dans sa largeur pour rejoindre la pluvieuse côte ouest, car oui, elle est connue pour ses nombreux jours de pluie, et pour nous ça n'a pas loupé ! Au risque de me répéter, on a vu des paysages incroyables en chemin, avec beaucoup de montagnes rocheuses (des stations en hiver), et au milieu de nulle part, Castle Hill, un site géologique protégé ressemblant de loin à des ruines de château. Il s'agit en fait de roches calcaires érodées aux formes surprenantes :





Pause déjeuner
Sur la route
Sur la route
Here comes the rain
Dans le registre "curiosités de la NZ", on s'est ensuite arrêtés à Springfield, oui, comme dans les Simpsons. Les producteurs de la série ont d'ailleurs fait don à la ville d'un donut géant, comme celui de la série, sauf que des co***rds qui n'étaient visiblement pas fiers de vivre dans une ville associée aux Simpsons y ont foutu le feu il y a 2 ans. Un autre donut, en béton cette fois, est en cours de construction, et en attendant il y a juste un pneu, peint aux couleurs du donut original, mais on était trop déçus ! En dessous se trouve cet écriteau, qui montre que malgré tout, les habitants n'ont pas perdu leur sens de l'humour :


Cliquez dessus pour agrandir !
Puis plus la pluie s'aggravait, plus la route devenait pentue et pleine de virages, donc les deux facteurs combinés, c'était pas rassurant. On a même vu une voiture sur le toit, et un semi-remorque en panne en pleine montée.
Mais le beau temps va revenir, et on va en profiter pour aller voir une partie des nombreuses merveilles que la West Coast propose…J'essaierai de ne pas trop traîner pour vous raconter tout ça !

Photo-bonus, quelque chose que l'on trouve très souvent au bord des routes en NZ...Des producteurs mettent leurs fruits en vente au bord de la route, mais il n'y a personne pour vous les vendre ! On trouve à la place une "honesty box" (ici en bas à gauche) dans laquelle on met les sous, on prend ses fruits et on se barre...Ils ont confiance ces Kiwis !



mercredi 21 mars 2012

Life in Picton

La vie suit son cours, tranquillement, à Tombstone Backpackers. Déjà deux semaines que nous sommes arrivés, soit la moitié de notre séjour ici. Deux nouvelles Allemandes ont rejoint l'équipe, la Japonaise est partie, mais demain les 2 filles du début vont nous quitter, donc on sera à égalité en terme de nationalité : 2 Allemandes et 2 Français. Mais toujours 3 filles et Son !
La ville de Picton est toujours aussi petite, mais il y a quand même un aquarium ! Dans notre guide, il est écrit qu'il y a des requins, alors on y va, tout excités, et on voit pour commencer que l'entrée est de $22 par personne (pas dit dans le guide). Mais en papotant avec le gars, on lui dit qu'on travaille au backpackers, et il nous dit "Oh, vous travaillez pour Lynne ? L'entrée est gratuite pour vous". Sweet as ! A 14h, on a droit à un genre de visite guidée (accompagnés d'environ 20 anciens en voyage organisé) : on va voir des tuataras, des genres de gros lézards (ou mini iguanes) qui se trouvent être l'espèce la plus vieille du monde, étant donné qu'il étaient déjà là au temps des dinosaures. Mais à part ça, ils ne sont pas super intéressants ! On a aussi vu de près des 'blue tongue skinks', des lézards (toujours) qui ressemblent à des serpents à pattes avec la langue fourchue et bleue. Ça donne envie hein ! Bon, on a pas pu prendre de photos, étant donné qu'il aurait fallu rester plantés à 3cm de l'animal à attendre qu'il sorte sa langue… Mais si vous êtes vraiment intrigués, allez donc voir sur Google !
On a également assisté au repas des poissons, dont 3 requins…des espèces les plus inoffensives, et tous bébés. Pas vraiment ce à quoi on s'attendait, mais bon ! On a aussi pu observer de près une carpe; ce mammifère est définitivement étrange, surtout à l'heure du repas quand on a l'occasion de l'observer comme il faut :

Puis, clou du spectacle, le gars de l'aquarium nous a sorti un 'blue penguin', le même genre que Son meurt d'envie de voir depuis que nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande. Ce sont les plus petits pingouins du monde, ils pèsent en moyenne 1,5 kgs et mesurent 30 cm. A peine l'oiseau posé dans l'un des bassins, tout le monde l'a mitraillé pour essayer d'avoir une photo potable, ce qui n'est pas évident. Mais, rassurez-vous, Son l'a fait ! On ne se rend pas bien compte de la taille, mais je peux vous dire que c'est vraiment petit, et trop chou (mais apparemment, ça a très mauvais caractère, faut pas essayer de l'approcher de trop près !).

On a même réussi à prendre des hippocampes en photo, c'est cadeau, des tortues à motifs funkys et un poisson-psychopathe qui ne bougeait pas d'une branchie et qui squattait avec des homards :


Hello ladies ! Pas trop dur la vie ?!
En sortant de l'aquarium, on pouvait donc dire qu'on a vu tout ce qu'il y avait à voir à Picton…
On a fait une visite express de Blenheim, la 'grande' ville la plus proche, juste pour se réapprovisionner en vivres. Les villes européennes nous manquent, car au moins, elles ont du charme (enfin, pas toutes, mais you got the point), avec des bâtiments anciens, différents…Ici, les villes se ressemblent toutes, il y a quelques rues principales, avec toujours les mêmes magasins, puis des maisons autour…Bien sûr, certaines villes sortent du lot, et on ne les a pas encore toutes vues !

Sinon, la vie en backpackers nous plaît toujours, on joue aux cartes et on discute avec des gens de nationalités différentes tous les soirs (Irlandais, Finlandais, Hollandais, Tchèques, Australiens, Français et Allemands of course ! ). Seul bémol, vu que personne ne reste bien longtemps, ça ne nous laisse pas le temps de vraiment faire connaissance et de se faire des contacts fiables pour aller leur rendre visite dans le futur…Et ça, c'est bien dommage ! (à part pour celles avec qui on travaille, donc quand on rentre on peut faire le tour de l'Allemagne et rendre visite à tout le monde, easy).

Samedi dernier, on a voulu fêter la St Patrick, il n'y avait pas une âme dans les rues de Picton, et pour cause : toute la population (pas si nombreuse) s'était rassemblée dans les 20m2 du seul pub irlandais, ce qui fait que l'on a même pas pu accéder au bar, donc on est rentrés sans même avoir bu une bière…Wouhou !
Dimanche, pour le départ de 2 des Allemandes, on a fait un méga brunch digne de ce nom, pour lequel tout le monde a mis la main à la pâte. Résultat : du pain suisse fait maison, de la salade de fruits, des pancrêpes (nouvelle invention made in Nerys & Son)…Bref, un vrai festin ! On ne se laisse pas abattre !

L'homme aux fourneaux

Je n'ai pas pu attendre après la photo pour commencer, honte à moi...

Et surprise ! on a découvert que nous avons d'autres colocataires, mais uniquement le soir…: des possums ! Pas sauvages en plus ! Le papa, la maman, le bébé ! Première fois qu'on en voit ailleurs que sur la route avec leurs tripes à côté d'eux, et c'est là qu'on se rend compte à quel point c'est gros ces trucs là :

A part ça, aujourd'hui, jour de l'automne et pour le reste de la semaine, il fait un temps de MERDE, brume, pluie fine, vent… That sucks ! Mais ça pourrait être pire, étant donné qu'il y a des inondations et des tempêtes dans l'île du Nord (rassurez-vous, rien de bien grave).
Mais, dans les bonnes nouvelles, on a trouvé un boulot dans un backpackers cet hiver (super bien côté dans les critiques, ambiance familiale et tout), dans une petite ville du nom d'Arrowtown, à 20 minutes de Queenstown, sur la route pour Wanaka. Queenstown, c'est LA ville où être en hiver, autoproclamée "Capitale mondiale de l'aventure", au pied des plus grandes stations du pays, dans les Alpes Néo-Zélandaises, avec un immense lac…Dans notre guide, c'est écrit noir sur blanc qu'on a tout dans la région de Queenstown : l'air frais, le lac, les montagnes, et que "c'est un peu comme la Suisse avec le lac Léman, ou même Annecy en France". Bingo ! Home away from home ! Regardez plutôt ce qu'on trouve comme photos sur internet :


Nous, on sera là :

Ça en jette non ?

Quant à Wanaka, c'est l'autre ville réputée pour les stations, les paysages grandioses, et son lac (4ème plus grand de NZ).


Donc on est totalement refaits, si tout va bien on reste là-bas tout le mois de juin et tout le mois de juillet, on travaillera 2 à 3 heures par jour contre hébergement gratuit, et on va chercher du boulot à côté (il y a un resto Français à Arrowtown, à voir ! ). So exciting ! Donc vous êtes tous les bienvenus, si cet été vous avez trop chaud et que vous voulez tâter un peu de neige fraîche ! Mais avant ça, dans 2 semaines on repart pour 2 mois de road trip, on va descendre vers le sud de l'île via la côte est, ça fait 2 mois qu'on a pas vécu dans le van (ça fait beaucoup de "2" dans une phrase, j'en suis consciente). Stay tuned !

lundi 12 mars 2012

Et maintenant...l'île du Sud !

TADAAAAAAAAM ! Après un silence radio insupportable pour vous, j'en suis sûre, nous voilà de retour avec de nouvelles aventures (et en plus, je sors les rimes et tout, je ne fais pas dans la demi-mesure…!)
La raison du manque d'articles ces dernières semaines, c'est qu'il n'y avait pas grand chose de palpitant à raconter. Comme prévu, nous sommes retournés chez Ian, Jo et Emare pour continuer le wwoofing. On a été pas mal occupés pendant 3 semaines, avec du jardinage (désherbage de haut niveau, coupage de l'herbe en tenue de warrior, ramassage de tonnes de fruits...), de la préparation de fruits séchés et autres superbes tartes et confitures, de la confection de centaines de bouteilles de sirop, et des marchés. 
Pendant un jour off, Ian nous a emmené sur l'une des îles dans la baie de Wellington, Somes Island, qui était dans le temps utilisée pour mettre les immigrants en quarantaine s'ils étaient malades avant d'arriver en NZ, puis pour mettre les animaux importés en quarantaine; pendant la 2ème guerre mondiale, l'île a même servi à mettre en "prison" tous les Kiwis avec des noms à consonance allemande, italienne ou japonaise, même s'ils étaient nés en Nouvelle-Zélande, car soit disant, ils représentaient une menace pour le pays…Ils ne rigolaient pas à l'époque ! En tout cas, si aujourd'hui on devait mettre tous les Allemands de NZ sur l'île, elle ne serait pas assez grande… Toujours est-il que maintenant, les seuls habitants permanents de l'île sont divers lézards, des 'blue pinguins' (mais qui ne sortent que la nuit, au grand désespoir de Son), des perroquets (pas vu non plus), et des weta, ces espèces de sauterelles géantes, qui font la taille d'une main (heureusement, pas vu non plus ! ).



Le dernier week-end devait être archi-chargé, avec une énoooorme foire le samedi et le marché du dimanche, mais nous avons eu droit à notre première tempête Néo-Zélandaise, et c'est pas de la tempête de tapette (dites le rapidement, c'est drôle. Vite fait). Du coup, tout a été annulé, donc on s'est reposés et on a profité de nos derniers jours dans notre famille kiwie bien-aimée. Après des au revoir assez tristes, nous étions invités à aller dîner chez la famille chez qui nous avions fait du house-sitting, qui nous ont même laissé camper dans leur cour. Pierre et Margaret, si vous nous lisez : ça capote man ! Et encore merci !

Mardi matin, on se rend donc au port pour prendre notre ferry direction l'île du Sud. La traversée dure 3h30, et la dernière heure, une fois rentrés dans les Malbourough Sounds, nous offre un paysage de toute beauté. Voici un petite carte pour vous montrer la particularité des reliefs de la région :



Dommage que le beau temps n'était pas au rendez-vous, mais ça rajoutait un petit côté nordique, ces gros nuages gris au dessus des montagnes. On a même vu des arbres violets.




Jason n'a pas trop apprécié de se faire arroser par toute cette eau de mer...!



Au moment de retourner à la voiture et de regagner le plancher des moutons, SURPRISE ! Jason ne démarre pas. Et là, c'est le drame. Il y a les 3/4 du ferry qui attendent derrière nous. Surtout, pas de panique ! Heureusement, les employés de la compagnie sont super efficaces, nous poussent sur le côté en 2 secondes pendant que l'un va chercher un jump start pour redémarrer Jason, car c'est visiblement encore la batterie qui fait des siennes. Après avoir viré les 30 kilos de bagages qui empêchent l'accès à la batterie (comme un petit air de déjà vu tout ça…), Son bidouille les connexions et là, ALLÉLUIA ! Jason redémarre, il y avait donc une mauvaise connexion, rien d'alarmant. On remercie chaleureusement l'équipe bien sympathique, et on se barre au plus vite du bateau.
Comme je l'avais déjà expliqué dans l'article précédent, nous avons un petit boulot à Picton, la ville du départ/arrivée des ferrys (visible sur la carte), dans un backpackers (auberge de jeunesse, sauf qu'il n'y a pas que des jeunes ! ). Le travail est simple : tous les jours, de 9h à 11h, on refait les lits ou on nettoie les salles-de-bain, ou on nettoie les pièces communes. En échange de quoi, nous avons un chambre gratuite, le petit dej, et on profite de toutes les prestations que propose le backpackers, dont un jaccuzzi. Dans les guides, il est référencé comme le meilleur hostel de la ville, voire de tout le pays pour certains ! Il est situé juste à côté du cimetière, d'où le nom, Tombstone Backpackers ("Pierre Tombale", si t'es pas amazing). D'où la décoration, et le super jeu de mot à l'entrée :









L'un des 2 chats, trop doux, mais il ne vaut pas Mr Pink !

L'ambiance est bien sympa, c'est un peu comme si on faisait une colocation avec 40 personnes, c'est toujours plein de vie, et les pièces à vivre sont confortables, on s'y sent chez soi. Par contre, sur ces 40 personnes, il y a 30 Allemands. No kidding. 2 soirs de suite, nous avons partagé notre chambre avec 2 mecs différents : 2 Allemands. On travaille avec 3 autres jeunes dont 2 Allemandes. Etc, etc. L'un de nos copains de chambre nous a d'ailleurs expliqué qu'il avait lu qu'il y a actuellement 750 000 Allemands ayant un visa de plus de 3 mois en NZ. Ça n'inclut donc pas ceux qui sont là pour moins de 3 mois, comme c'était le cas pour lui. Je rappelle au passage qu'il y a 4 millions d'habitants en NZ. Cogitum, cogitum !
Mais il y a aussi plusieurs Français : un soir, j'ai même croisé un gars avec un T-Shirt du Brise-Glace. Malheureusement, on ne l'a plus revu (une coloc à 42, ça fait du monde, et des fois on ne croise les gens qu'une fois).
Si Picton avait été une plus grande ville, ça aurait vraiment été parfait…Parce qu'il y a juste deux rues commerçantes, un front de mer avec des cafés, et une mini-plage…Mais c'est joli !




Vendredi dernier, réunion de famille ! L'une de mes nombreuses cousines au 2nd degré, Delphine, actuellement en trip d'un mois en NZ, nous a rejoint au backpacker avec une autre française, Tiphaine. Après une petite balade dans les collines environnantes, nous sommes rentrés à l'auberge pour se faire une session jaccuzzi, le pied…Il ne manque que la vue sur la baie (à la place, on a vue sur le parking de départ de ferrys), et les cocktails !



Samedi, le beau temps était enfin là ! Après un tour sur le marché local et un départ loupé de Delphine et Tiphaine, nous retournons faire une balade tous les 4, mais plus longue cette fois, pour admirer la vue de la baie.






Il est possible de faire une randonnée de 3 jours, la 'Queen Charlotte Track', qui doit sûrement offrir de superbes vues, mais trop dommage, vu qu'on travaille tous les jours, on ne peut pas y aller…Après environ 2h30 de marche depuis le backpacker (et un bout de chemin avec 2 Genevois) ainsi que de nombreux stops pour faire des photos en route, voici le clou du spectacle :







Autant dire que ça vaut la peine de marcher ! On fait un retour express à l'auberge, car ce samedi soir, c'est pizza night ! Nos hôtes, adorables, ont préparé la pâte pour tout le monde, fournissent la sauce, on a juste à ajouter notre garniture et direction le four à pizza dans le jardin. Parfait ! Après l'effort, le réconfort, c'est bien connu ! Et pour détendre nos muscles après tant d'exercice, quoi de mieux qu'une heure à ramollir dans le jaccuzzi…? Quand je vous dit qu'on est bien ici !




Dimanche, retour de la grisaille, et même de la pluie, donc après avoir dit au revoir pour de bon à Delphine et Tiphaine, c'est cocooning, glandouille devant la télé (la chaîne de films, c'est le pied), et lecture ! On peut dire que la vie n'est pas trop difficile, on profite, et on se dit qu'on est encore là pour 3 semaines, donc on peut ne rien faire de temps en temps ! On espère juste qu'avec l'arrivée de l'automne, les températures ne vont pas trop chuter, car on doit encore visiter toute l'île du Sud ! Mais on se dit que les couleurs seront magnifiques, donc ça promet de belles photos…

En photo-bonus-insolite, un backpacker stylé à Wellington, et une maison originale dans la baie de la capitale :